December 19, 2013 admin

La culture comme avantage compétitif (1) 1. L’ère sociale

Nous avons eu le règne de la technique, l’âge des machines, l’ère de l’information et des média, l’économie du savoir. Nous en sommes maintenant à une nouvelle phase, qu’on pourrait qualifier d’ère sociale. D’une certaine façon, cela est un peu anachronique, parce que nous somme des animaux sociaux depuis l’aube des temps, mais il est vrai que les modes de gestion des entreprises évoluent d’une façon qui se montre plus sensible à, et plus axée sur, notre « socialité », alors qu’en parallèle la connaissance scientifique et la technologie qui facilitent l’interaction sont en pleine explosion. En cela, le rôle de la technologie est en pleine évolution. Une des conclusions majeures d’une étude réalisée en 2012 auprès des chefs d’entreprises (2012 IBM CEO study), est que

La conception selon laquelle la technologie est un vecteur d’efficience est maintenant obsolète; les PDG voient maintenant la technologie comme un facilitateur de collaboration et de relations – ces connections essentielles qui alimentent la créativité et l’innovation. 

Pour illustrer le rôle de notre socialité, pensez qu’aujourd’hui, 1 humain sur 7 est sur Facebook! De 1 million en 2004, nous avons atteint le 1 milliard en 2012. Et cela, sans compter tous les autres médias sociaux, utilisés autant pour créer de la valeur (« crowd sourcing », « crowd funding ») que pour la détruire (pensons à des émeutes, ou cet exemple frappant : selon le Daily Mail (GB) lorsque Dave Carroll a mis en ligne la vidéo United Breaks Guitars, United a perdu 10% de sa valeur en bourse, soit $180 million).  Partager de l’information est maintenant un acte quotidien. Et bien sûr il y a les réseaux sociaux d’entreprises. Il est maintenant courant d’embaucher des « gestionnaires de communautés », des individus qui vont faciliter la création de communautés d’employés, de clients, fournisseurs, et autres intervenants.

Au-delà des réseaux sociaux, l’intérêt accru pour la socialité comme source de valeur s’exprime dans cette tendance des entreprises à évoluer vers une « post-bureaucratie » : dues aux pressions compétitives, l’accélération des changements industriels, une économie de service, la globalisation et complexification des organisations, et l’évolution technologique, les entreprises évoluent progressivement vers des modes de gestion qui valorisent l’agilité et l’autonomie responsable. On réduit les paliers de gestions, les procédures et les silos administratifs, et promeut  des organisations à base de projets, d’équipes, avec moins de hiérarchie et plus de collaboration.

Benoit Hardy-Vallée

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